Plan de construction, évolutions et nouvelles dynamiques

Plan de construction, évolutions et nouvelles dynamiques

Le plan est une représentation graphique 2D d’un bâtiment selon une coupe. Suivant son type on y retrouve diverses informations techniques qui permettent de décrire les caractéristiques de la structure. Le plan est un des supports privilégiés pour la plupart des projets de construction dans l’immobilier.

Pour une demande préalable de travaux ou un permis de construire, il est obligatoire de disposer d’un plan pour concrétiser ses démarches administratives. Au niveau commercial, le plan d’un appartement, d’une maison est le support qui permet au potentiel acheteur d’avoir un premier aperçu de son futur bien. C’est enfin un outil de communication normalisé qui permet aux différents acteurs d’un projet de pouvoir échanger plus efficacement.

Des avancées

Il y a quelques décennies, il était possible de réaliser des travaux avec le plan comme seul support. L’administration dispose maintenant de nouveaux éléments pour valider n’importe quelle demande de travaux. Les outils de communication d’un projet architectural se sont diversifiés. Parmi ces nouveaux supports on retrouve, entre autres, les insertions et les perspectives 3D, qui sont devenues des indispensables. Les photos 360° ainsi que les vidéos de présentation sont de plus en plus utilisés, notamment sur les outils web et réseaux sociaux. Enfin, une dynamique de développement de solutions toujours plus modernes est aussi visible. De nouvelles activités de service, axées sur les nouvelles technologies telles que la réalité virtuelle, se multiplient. Ces nouveaux modes de visualisation permettent une immersion totale dans le bâtiment, à l’échelle 1 et sont remplis d’interactivité.

Les démarches du gouvernement comme le plan de transition numérique dans le bâtiment (PTNB) montre la volonté de développer le numérique dans le BTP.

Ce plan prévoit, à l’horizon 2020, de dématérialiser les démarches administratives liées au secteur du bâtiment. La contrainte devrait s’appliquer de la même manière aux différents types de demande (permis de construire, etc.), pour les gros et les petits projets. Le développement de plateformes publiques telles que Kroqi, qui permettra de faciliter les dépôts de projet et le travail collaboratifs entre les intervenants, est aussi un témoin de cette dynamique.

Une fracture technologique

La transition numérique dans le bâtiment n’est pas identique à l’échelle du secteur. Il existe un fort décalage entre les gros acteurs du BTP et les plus petites activités.

L’intégration du BIM et l’usage de la maquette numérique sont induits pour la gestion de projets architecturaux importants. Les évolutions des outils techniques et logiciels de DAO facilitent le travail collaboratif autour d’un format d’échange normalisé. Avec beaucoup de moyens et une capacité à former des collaborateurs sur ces technologies, les grosses infrastructures se sont rapidement appropriées ces évolutions.

La gestion des petits chantiers en BIM est bien moins fréquente. Tout d’abord, les acteurs présents sur des petits projets peuvent considérer ces nouvelles techniques comme des contraintes. Cela est aussi expliqué par le nombre réduit d’intervenants, ne justifiant pas un besoin de travail collaboratif important. La diversification des outils et des compétences est ici un frein pour appliquer le BIM aux petits chantiers. Un accompagnement est nécessaire sur ces marchés, à la fois pour démontrer l’utilité de ces technologies mais aussi pour renseigner sur les moyens à mettre en œuvre.

C’est ce à quoi le « plan BIM 2022 » cherche à répondre en accompagnant tous les acteurs du bâtiment dans leur transition vers le numérique.

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